Pascal De Duve

Fils de Pierre et Marie-Henriette de Duve, son oncle est le lauréat du Prix Nobel Christian de Duve. Il commence sa scolarité au collège Notre-Dame de Lourdes (Onze-Lieve-Vrouw-van-Lourdes college) à Edegem, mais termine ses études secondaires au collège des Jésuites à Anvers.

Pascal de Duve quitte la Belgique en 1987 pour aller enseigner la philosophie à Paris. Sinologue à l'origine (Katholieke Universiteit Leuven), mais aussi licencié en égyptologie, docteur en philosophie, il parle également une multitude de langues comme le russe, le chinois, le grec, le japonais, l'arabe, le tchèque, etc. Il se convertit brièvement à l'Islam, religion qu'il avait étudiée, notamment les aspects concernant son apport culturel et artistique millénaire.

Il publie son premier roman, Izo, considéré comme un conte philosophique, en 1990, qui lui vaut un succès immédiat.

Il travaille sur un nouveau roman, Le Nain et le violoniste, lorsqu'il apprend qu'il est atteint du sida. Il abandonne alors la fiction et publie, en 1993, Cargo vie, journal de bord d'une croisière transatlantique qu'il rédige du 28 mai 1992 au 22 juin de la même année. Il intitule cet ouvrage Vingt-six jours du crépuscule flamboyant d'un jeune homme passionné.

Il décède à l'âge de 29 ans, laissant derrière lui, après cette courte vie traversée à toute vitesse, une œuvre peu abondante.

Il est mort alors qu'il travaillait sur un projet de livre qu'il voulait conçu comme un carnet, comme le journal de la fin de sa vie. Ses proches décidèrent donc d'achever ce projet, utilisant les nombreuses notes qu'il avait commencé à assembler à cet effet, et un livre posthume fut publié en 1994 : L'Orage de vivre. Ce recueil dévoile dans de courts récits les rencontres amoureuses de l'auteur et le type de relations qu'il entretenait avec ses compagnons, et comporte un ensemble de pensées sur la maladie et la mort, mais surtout sur la vie et l'écriture. Malgré le tragique de sa situation, l'auteur livre dans ce « journal d'adieu » un message d'optimisme et d'espoir : « Profitez de la vie, c'est merveilleux ! »