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Des photos, des moments de vie, des lectures, des émotions, ma vie ou ce que je veux bien en dévoiler. Permettez moi de partager avec vous.

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

 "Quand ça arrive, en fait, on ne s'y attend pas. On n'attend plus. Un petit moment d'étourderie, et quelqu'un entre dans votre vie, bouscule, caresse, attaque, prend place. Avant même que tout commence, c'est déjà trop tard. On ne sait pas qui choisit qui, quand, comment, pourquoi."

Acteurs.

1) Gérard 60 ans.
Déraciné de Paris pour Sens.
Ex IBMER.
Il est venu s’occuper de ses parents, Alzheimer pour l’un et Parkinsonienne pour l’autre.
Il s'ennuie, ne fantasme plus son avenir, tout entier dévoué à accompagner ses parents pour le reste de leur vie, rendre plus douce et digne dans le mesure du possible la fin de vie qui s'annonce inévitable.


2) Eric 50 ans.
Pseudo (Oma le furet)
Il habite dans l’Aveyron mais il travaille à Moulins pour un contrat à durée limité comme formateur bureautique.
Eric, dixit Oma choisi pendant les Weekend de ses 50 ans, de faire la tournée de ses contacts Facebook dans le but que « l’ami » virtuel de facebook, se transforme en contact réel.

Marseille.
Lyon.
Paris.
Et Sens…

Remerciements à Lilly Rose, Melba et Moka pour la tendresse, l’espièglerie, et ce qui fait que nous sommes aujourd’hui une drôle de famille, mais c’est la notre.

Remerciement particulier à Oma le fufu.

 

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Prologue.


Ils ne se sont jamais vus, se sont rencontré sur facebook par l’intermédiaire d’un contact commun.
-L’un parle de sa vie, de sa solitude, du désespoir devant son impuissance face à deux maladies qui vont inévitablement conduire ses parents à une fin de vie de souffrance.
Il  fait au mieux oui mais, il n’est qu’un être humain.

-L’autre ne se montre jamais en photo sur son profil, c’est le compte de son furet dont il partage les aventures au jour le jour avec ses contacts.

-Les deux communiquent sans vraiment se connaitre.

Il y aura un changement significatif lorsqu’Eric demandera à Gérard son adresse avant le Noël 2013.
Eric préparant des petits cadeaux pour ses contacts « privilégiés de facebook ».
Gérard donnera son adresse sans hésitation.

A ce moment Gérard ne le sait pas encore mais sa réponse aura des conséquences et bouleversera sa vie au moment où il s’y attendra le moins.

Juste avant Noël, Gérard recevra un livre sur la Toscane, un stylo, (un choix loin d’être innocent de la part d’Eric…)

Puis au fil du temps, Gérard recevra des lettres, des messages, une bougie accompagné d’un petit mot pour que Gérard retrouve la lumière qui lui manquait.
Ces messages et courriers Gérard les accrochera au mur de son bureau.

 

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Acte 1 :
La rencontre.

"Quand ça arrive, en fait, on ne s'y attend pas. On n'attend plus. Un petit moment d'étourderie, et quelqu'un entre dans votre vie, bouscule, caresse, attaque, prend place. Avant même que tout commence, c'est déjà trop tard. On ne sait pas qui choisit qui, quand, comment, pourquoi."

Il y a des journées qui ne ressembleront jamais aux autres. Nous sommes samedi.

14 Juin 2014, la journée commence avec une banalité affligeante, comme beaucoup d'autres.

Prendre mon sac, me diriger dans le centre de la ville marcher, acheter du pain, marcher encore, ne pas rentrer trop vite je n’attends personne, il ne fait pas très beau alors je vais passer l’aspirateur, changer ma housse de couette, regarder le jardin, respirer, regarder facebook charger une photo, envoyer quelques messages, même s’il y a une grosse part de virtuel, être sur un réseau social malgré tout cela nous rapproche un peu du monde des autres, et j’aime ça, c’est la nouvelle façon de se sentir moins seul qu’on le veuille ou non.

“Gérard” - se prépare donc pour une journée terriblement ordinaire.

13h00 les infos, des pâtes dans une casserole, la fenêtre de la rue ouverte, il n’y a pas de soleil le matin, et la fraicheur est agréable, un bruit, une voiture s’arrête, elle se gare, un coup d’œil dehors presque par habitude, quelqu’un avec l’air de chercher quelque chose, un inconnu fait face à la fenètre.

 

“Gérard” - Bonjour, vous chercher quelque chose ?
 

“Lui” - Gérard ?
 

“Gérard" - surpris il attend personne. OUI c’est moi…

“Lui” – un geste sort son appareil photo et immortalise le moment.

 

Gérard vois le tee-shirt, une image, un éclair, une surprise tellement énorme que l’espace d’un instant je crois rêver.

Ce n’est pas possible !! facebook devient réalité, des échanges virtuels prennent un visage, un sourire, du plaisir. Gérard se sent un peu bête, ça se bouscule dans sa tête, rien à manger, des caleçons qui sèchent dans le salon, finalement quelle importance que ces détails…
Le cœur qui bat, aller ouvrir le portail...

A ce moment l'histoire commence, Éric entre, Ils se regardent, Gérard interloqué, incroyablement content.

Et tout commence.


Gérard, moi:
Il a fait 3 heures de route prenant le risque de trouver porte close.
Il a fait 3 heures de route pour me rencontrer prenant le risque de se retrouver face à quelqu’un qui peut être ne sera pas aimable, ne sera pas celui qu’il s’était imaginé. je suis bluffé. Il est là nous rions, nous parlons, il visite ma maison, je lui montre ses (*) lettres accrochées à mon mur, il remarque que la bougie qu’il m’a envoyé sans me connaitre est à coté de mon bureau, il constate peut être qu’il est présent dans ma vie de tous les jours sans que nous nous connaissions réellement auparavant. Voilà les premiers instants sont passés, la surprise, l’émotion, les émotions…

Nous allons déjeuner dans la cour, boire un vin blanc moelleux, nous parlons, enfin surtout lui (lol) j’aime bien ça, il me parle de sa vie, je lui raconte ma vie, il me décrit ses amours, je lui dessine mes amours, j’entends ses blessures, les miennes me brulent encore les yeux.

Le temps passe, 19h00 si on allait visiter la ville ? Un Samedi 20h00 la ville est vide, peu importe nous parlons encore et toujours marchant côte à côte.

De retour je prépare une salade, du saumon, nous parlons, parlons, parlons….

Le temps passe, nous ne voyons pas les heures défiler, presque 4h00 ce dimanche matin, il doit partir, je n’en ai pas envie, il est tard, la route, la nuit, la fatigue, je ne veux pas avoir « l’air de profiter de la situation » j’ai un canapé reste encore un peu.

Il reste.

Dimanche matin je me lève, il est presque 09h00, à nouveau les heures passent, mais nous parlons encore, j’aime cette proximité intellectuelle, puis à nouveau le passé fait surface, je me livre, Florence ou Venise avec Hervé, ma famille, Maxime, mes souffrances, ma solitude face à la mort, mon envie de maitriser mon destin, je pleure, enfin pas vraiment mes yeux me piquent juste un peu, ma voix se casse, du silence je reprends mon souffle, il me dit : « prends ton temps. »

Douche, il est temps de partir.

Nous nous quittons, j’ai envie de lui dire : merci du cadeau que tu m’as fait, je ne parle pas du livre, je ne parle pas du foie gras ou du vin, je parle de toi, de ton sourire, de ta confiance lorsque tu as répondu a quelques questions indiscrètes, « Ta mère ? Tes parents ? »
Ta façon de te livrer, de me livrer ton enfance, de me faire partager ta vie avec ce qu’elle a de plus intime.

Voilà comment un weekend s’annonçant ordinaire devient extraordinaire.

 

 (*)Pour une meilleure compréhension, l’année précédente Gérard vivait dans la tourmente d’une folle histoire, et ce garçon dont il ne connaissais rien, même pas le visage, suivait le désastre par l’intermédiaire de facebook, écrivait des lettres réconfortantes que Gérard épinglait au mur de son bureau. Un jour il reçu une bougie lumineuse avec ce message.
"Puisque tu es dans le noir, j’espère que cette bougie éclairera un peu ta vie."
Et lorsqu’à l’improviste Eric arrive, ses cadeaux ses lettres sont visibles dans le bureau et sur le mur. Étonnant Non?

(**) La photo ci dessous, est celle faite lorsque Gérard Ouvre sa fenêtre, demandant à l'inconnu ce qu’il cherchait reconnaissant avec surprise sur le tee-shirt la photo de OMA le furet.
Gérard comprend, et ne peut cacher sa surprise.
N'ayant jamais vue Eric en photo sur son compte facebook qui est dédié à son furet, Gérard ne pouvait pas le reconnaitre.


 

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Acte 2 :
Le temps des fiançailles.

Après ce weekend, les deux garçons vont se téléphoner presque chaque soir des heures durant, puis Eric reviendra quelques semaines plus tard à Sens, il ne dormira pas dans le canapé, tous deux passeront la nuit à s’aimer, à rire comme des enfants ils sont heureux.

Le lundi matin Eric prendra son train fatigué, il oubliera son chapeau dans le train,
Gérard arrivera en retard pour déposer sa voiture au contrôle technique.
L’air est léger, Gérard oubliera un instant ses parents et sa mission d’aidant …

Gérard ira chez Eric à Moulin, Eric reviendra à Sens pour « la plus grande braderie du monde », puis pour le 14 juillet voir " le plus beau feu d’artifice du monde " après cela chacun fera le déplacement chez l’un ou l’autre le weekend jusqu’en Décembre 2014.

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Acte 3 :
La question.

Fin novembre le contrat d’Eric touche à sa fin, il ne sera pas renouvelé, habitant un appartement de fonction, il n’aura d’autre solution que de chercher un appartement sur Moulins ou de retourner vivre en Aveyron.

Ils en parlent tous les deux.
Ça va être compliqué non?
Mais il y a une solution, qui des deux va oser poser la question?

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Acte 4 :
La Proposition.

Un certain weekend...

Après réflexion, Gérard dit à Eric :

«  Écoute nous sommes des adultes, j’ai envie de vivre avec toi, si tu en as envie aussi, bien sur la vie avec moi n’est pas simple la priorité est mes parents, leur bien être afin de les mener à une fin de vie digne, bien sur je n’ai plus 20 ans, bien sur, bien sur…
Mais si tu veux nous pouvons essayer et si cela ne marchait pas nous aurons au moins tenté et sans regret, nous nous quitterons sans faire de drame, chacun reprenant son chemin et peut être,  je dis bien peut être nous pourrons rester des amis. »

Eric accepte (heureux) de venir vivre chez Gérard.
Gérard étonné, heureux, mais néanmoins inquiet, va t il savoir encore vivre avec un autre?
C'est la question.

Fin Novembre et début Décembre le déménagement d’Eric vers Sens est en cours.

Le 16 Décembre Eric habite à Sens, une nouvelle vie commence, une aventure commence à s'écrire à quatre mains.

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Acte 5 :
La vie ensemble.

Le 16 Décembre 2014 Eric arrive à Sens et la vie à deux commence, ils s’apprivoisent, posent leurs marques, ce n’est pas simple Gérard a vécu seul si longtemps.
Pourtant tous deux font les efforts nécessaires et vont y arriver.

Quelques extraits :

25/04/2017 :
Lettre à mon chéri.

Nous sommes rentrés hier soir des 90 ans de ta maman, il y avait parmi tes cadeaux un livre, un journal, son journal, votre journal.
Tu m’as fait l’honneur, le plaisir le privilège de me l’offrir à mon tour.
Bien sûr j’en connaissais les grandes lignes, nous vivons ensemble, ton histoire je la découvre à travers ce que tu veux bien me dire au fur et à mesure que nous avançons et construisons notre vie côte à côte.
Bien sûr je connaissais l’existence de ce cahier, nous avons veillé parfois tard ces dernières semaines toi et moi pour en arriver à l’édition de ce livre.

Je viens de refermer la dernière page du livre de ta vie, plus exactement du début de ta vie, et parce que tu m’y as autorisé, j’écris, je t’écris.

Alors voila:
Au commencement, une femme qui aime les chats, une femme qui veut donner de l’amour, une femme qui décide en conscience des difficultés d’adopter un enfant.
La première partie elle raconte son désir, les obstacles, ses déceptions mais aussi son obstination.
Au commencement il y a un petit garçon, pris en charge par des institutions, ses géniteurs ne l’assumant pas.
Au commencement ce petit garçon, cherche lui aussi la tendresse, l’affection, la sécurité, l’amour inconditionnel d’une maman.
« Est-ce que tu m’aimes » demande t’il parfois à cette dame chargée de le suivre qui vient le voir à l’orphelinat.
« Bien sûr Éric » répond-elle.
Mais elle repart chez elle vers SES enfants, et ce petit garçon reste là, il va retrouver ses copains, et le soir ce dortoir, parfois il a peur, il pleure, il n’y a pas le lit chaud d’un papa ou d’une maman pour se réfugier quand la nuit semble menaçante.

C’était au commencement.
Un 4 Décembre, elle est là dans un bureau, sans doute son cœur bat plus fort que d’habitude, elle n’est pas venue les mains vides.

Le petit garçon arrive.
- « Bonjour Éric »

- « Tu me connais-toi »

Je crois que c’est ainsi que votre histoire commence.

Ta première photo ce sera chez celle qui est ta maman le 19 Décembre 1969, le premier matin chez toi, le premier matin d'école, dans son école.
Tu avais 6 ans.

Depuis tu es son petit, je le sais puisqu'un jour ou ton téléphone sonnait et que tu ne pouvais pas répondre, j'ai décroché à ta place, et ta maman me prenant pour toi de dire; "Bonjour mon petit" Dans un rire j'ai dit "non c'est Gérard" elle de me répondre avec générosité et bienveillance " vous êtes mon deuxième petit" j'ai été touché par ces quelques mots sortis du cœur.

Mais son petit devient grand et parfois ta maman le comprend, alors un soir de noël ton cadeau sera son cahier, le cahier de son histoire, le cahier de votre histoire.

Ce 22 Avril jour de ses 90 ans, tu vas faire à ton tour ce cadeau, le journal de ta maman fidèlement retranscrit mais enrichie de tes commentaires, et de quelques souvenirs de fils mais transformé en petit livre.

La boucle est bouclée.

Un jour tu m’as dit : « J’ai de la chance, ma mère m’a choisie et j’ai choisi ma mère »

Tu as tellement raison.
Ta vie n'est pas ordinaire, tu n'es pas ordinaire.
Tu peux être fier de ce que tu en as fait.
Puis il y a notre rencontre dans le droit-fil de ta vie, extraordinaire.

Je t’aime.

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Le 14 Juin 2017.
Lettre à mon chéri.

Bien sur la vie n'est pas toujours une fête.
Bien sur avec moi la vie n'est pas toujours drôle.
Bien sur il a fallu que je m'adapte à ton caractère disons .... Non laissons tomber ce sujet...

En réalité, nous vivons la vie d'un couple avec nos différences, nos défauts, mais aussi nos qualités qui sont autant de chances que de challenges dans la réussite d'une relation.
Mais trois années viennent de s'écouler depuis que nous nous sommes physiquement rencontré.
Nous avons su dépasser les "crises" et nous avons chacun à notre façon accepté les différences de l'autre. Ce n'est pas facile la vie commune. Ce n'est pas simple le quotidien. Pas évident aujourd'hui de faire durer une relation. Oui mais:
Un matin comme celui la, tu m’embrasses, tu me dis : "Bon anniversaire de rencontre"
Je répond: "bon anniversaire mon chéri" Je me tourne, tu te lèves, tu ne me bouscules pas,
tu pars travailler:
Tiens on dirai une chanson.
Comme d'habitude, je me lève, je caresse les chiennes, elle me font la fête, je vais préparer mon café et la c'est juste "noël" sur la table, des paquets, des surprises parce que tu as tout fait en cachette.
Des livres, des caleçons, Encore!! Oui encore mais j'aime ça. Des tee shirts.
Je suis content.
Je vais dans le bureau ouvrir mon ordinateur, sur le fauteuil encore un paquet. Les chiennes aboient dehors, j'en profite pour regarder le courrier, encore un paquet....
Oh un stylo,
j'en manquais.
Mais j'adore ça. Puis tu m'as acheté une boite à la dernière brocante pour les ranger.
Voilà pourquoi je t'aime malgré ton caractère "soupe au lait" comme disait ma mère.
Parce que tu sais être présent dans les pires moments.
Parce que dormir avec toi est doux et réconfortant.
Parce que tu sais rendre une journée presque banale en un jour de fête improvisé.
Merci mon chéri.
Je t'aime.

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Acte 6 :
Le Pacs.

Le 18 Mai 2018 nous sommes tous les deux, nous allons chez le notaire, il s’en est passé des choses depuis ce 14 Juin 2014, papa nous à quitté le jour de mon anniversaire le 4 Février 2015,
Maman à rejoint son mari et sa fille le 4 Novembre 2016, Gisèle, ma sœur qui ferma ses yeux pour toujours le 4 Novembre 2005 !!!

Étonnant non ?

C’est la Saint Eric, nous sortons de chez le Notaire, nous sommes unis, nous sommes seuls, même pour les photos il faudra utiliser le retardateur…

Mais l’essentiel n’est pas la, Eric a maintenant une vrai légitimité dans leur maison, Gérard est soulagé parce qu’enfin le nécessaire est fait pour protéger Eric si d’aventure Gérard propriétaire de leur lieu de vie devait quitter ce monde le premier.

Voila nous sommes chez nous et heureux.

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Acte 7 :
Ca continue…

 

16 Décembre 2020

Gérard écrit :

Depuis notre rencontre, depuis ton arrivé surprise un jour de Juin 2014, il y a déjà 6 ans, il s’en est passé des choses, nous avons appris a nous connaitre, traversant parfois des tempêtes, nous serrant les coudes dans les moments difficiles, ta présence à mes cotés pour la fin de vie de mes parents, tes bras m’entourant pour calmer mes cauchemars,  j’espère pouvoir t’apporter le même soutien lorsque le moment sera venu, à moins que ta mère décide de nous enterrer tous les deux …

Ta mère, qui un jour ou ton téléphone sonna et que tu étais au jardin, j’ai décroché :

Moi : Allo
Elle : Bonjour mon petit
Moi : ah non c’est Gérard
Elle : Bah vous êtes mon deuxième petit…

Émotion.

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.

Dernier Acte :
Celui qui ne s’écrit pas, celui du dernier soupir…

Pas de date prévue ni pour l’un ni pour l’autre, comme il est usage de dire :
« Le plus tard possible »

Elle est belle notre histoire NON ?

A suivre…

Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
Un jour, une histoire, il y a 6 ans, le 16 Décembre 2014.
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E
Bonjour ! Je suis arrivée pour voir des photos de Lormes et je découvre votre très jolie écriture, vos pensées à la fois délicates et profondes, et un peu de votre histoire... Merci d'offrir cela au passant électronique en quête de beauté !
Répondre
L
Merci pour votre gentil message Cordialement.
M
Vous lire ce matin est un vrai cadeau.......
Répondre
L
C'est très gentil à vous. Merci beaucoup de me suivre.